Médiation entre l'Etat et B.Tapie
PARIS (AP) -- La médiation engagée en novembre dernier à la demande de la cour d'appel de Paris entre l'homme d'affaires Bernard Tapie et l'Etat dans le différend sur la cession d'Adidas en 1994 a échoué, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier.
Les parties devaient remettre leur réponse mardi matin à l'ancien procureur général près de la Cour de cassation, Jean-François Burgelin, qui a conduit la médiation.
La médiation avait été engagée en novembre dernier, alors que le tribunal de commerce avait condamné le Crédit Lyonnais à verser 600 millions de FF (91 millions d'euros) de provisions aux liquidateurs judiciaires de Bernard Tapie.
L'homme d'affaires réclame un milliard d'euros de dommages et intérêts au Consortium de réalisation (CDR) dans le cadre de la revente d'Adidas en 1994 à cette structure publique qui a récupéré les passifs du Crédit Lyonnais. La plus-value avait alors été partagée entre Bernard Tapie (60 millions d'euros) et la banque publique (300 millions d'euros).Adidas avait été revendu quelques mois plus tard par le CDR, après une revalorisation en bourse, avec une importante plus-value à Robert Louis-Dreyfus. Bernard Tapie s'est estimé lésé par cette opération.Pour éviter au contribuable de payer encore une fois les dettes du CL, Nicolas Sarkozy, alors à Bercy, avait demandé l'engagement d'une médiation. Il espérait que Bernard Tapie, qui doit toujours 120 millions d'euros au CDR, accepterait de signer une transaction.Les parties doivent désormais revenir devant la cour d'appel de Paris pour plaider l'affaire le 8 juin prochain. AP
Voir :
http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=societe/20050412.FAP7350.html
http://permanent.nouvelobs.com/http://www.liberation.fr/page.php?Article=289031